Mobilisons-nous contre la destruction de l’AEFE
Regroupés en intersyndicale (FSU, SUD, CFDT, CGT, UNSA), nous dénonçons les choix budgétaires du gouvernement, menant à des suppressions massives d’emplois et au blocage de toute revalorisation salariale.
Pour la FSU, ces orientations entraînent une dégradation accrue de nos conditions de travail et affectent également les conditions d’apprentissage des élèves. Cela, tant au sein de l’Éducation nationale que dans le réseau de l’AEFE, déjà fortement fragilisée.
La non prise en charge par l’État de la part employeur de la pension civile des fonctionnaires détaché·es auprès de l’opérateur public n’est pas une solution envisageable. Plus grave encore, la “réforme” imposée à l’Agence dans la précipitation, avec notamment le projet de recourir aux détachements directs au sein de l’AEFE, risque d’anéantir les fondements mêmes du service public d’enseignement à l’étranger qui ont pourtant régi la création de l’opérateur en 1990.
Ces régressions pénalisent les personnels, notamment les femmes, qui assument encore majoritairement les charges familiales. Le durcissement des conditions d’accès aux temps partiels, ainsi que la multiplication des primes au détriment du traitement indiciaire, contribuent à creuser les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.
Déjà, se profilent à l’horizon les conséquences que nous évoquions et redoutions : déconventionnements, suppressions de postes de détaché·es et de personnels de droit local, gel des salaires de ces dernièr·es et hausse de frais de scolarité pour les familles.
Pendant ce temps, la gestion des personnels par le MEN est toujours aussi obscure et reste bloquée sur les questions de détachements et de bornage.
Par ailleurs, d’autres dossiers importants comme l’avantage familial des personnels ou l’ISVL / ICCVL ne font l’objet d’aucun échange formel.
L’AEFE repose sur l’implication sans faille de ses personnels qui continuent à s’y investir pleinement et à y croire. Ils et elles ont prouvé leur professionnalisme notamment au moment de la crise du Covid et continuent de le faire à travers les crises que traversent certains pays, notamment au Moyen-Orient et en Afrique.
Il est urgent de nous redonner les moyens d’exercer dignement nos missions de service public auprès des élèves et de leurs familles, avec un budget à la hauteur des enjeux attendus.
Aussi les syndicats de la FSU appellent
à une journée de grève dans le réseau
le 31 mars 2026