Mardi 29 septembre :
Mobilisons-nous pour imposer d’autres choix
Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics, pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique.
En France, toutes les organisations syndicales de la fonction publique, CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP appellent l’ensemble des agents et agentes des services publics à se mobiliser par la grève et les manifestations le 29 septembre prochain, avant l’ouverture du débat parlementaire sur le budget 2027.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Les organisations syndicales réaffirment que d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
Elles réaffirment leurs revendications communes :
- des mesures salariales générales, notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation ;
- la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC, ainsi que la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
- le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
- le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es en congé de maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
- l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics ;
- le maintien du pouvoir d’achat des retraité⋅es ;
- une fonction publique en capacité d’assurer partout l’égalité d’accès aux services publics et la continuité de ses missions d’intérêt général, notamment face aux conséquences du dérèglement climatique.
À l’AEFE, les syndicats Hors de France de la FSU dénoncent les conséquences délétères de la réforme :
Sur le terrain, les conséquences des mesures budgétaires prises par l’AEFE sous pression du MEAE frappent de plein fouet : réduction des coûts y compris pédagogiques, licenciements des personnels de droit local, fermetures de postes de détaché·es, gel des salaires, déconventionnements…
La colère des personnels n’est pas retombée suite à la réforme imposée de l’avantage familial et des majorations familiales.
De plus, de nombreux postes ont été supprimés en cette rentrée, d’autres sont menacés et nos collègues se sentent fragilisé⋅es.
Les personnels de droit local subissent aussi toutes et tous des blocages sur les négociations salariales et des fins de non-recevoir sur les négociations.
Pour les détaché⋅es, les effets négatifs du bornage des détachements à 6 ans continuent de se faire sentir alors que l’attractivité du réseau est en berne et que cette mesure entraîne parfois des situations humaines dramatiques.
Les décisions pour réformer l’opérateur public qui seront annoncées prochainement pourraient mettre encore plus à mal les conditions d’exercice et la situation de tous les personnels. Pour la FSU, la direction de l’Agence doit renoncer à la seule ligne de conduite qui est la sienne aujourd’hui et qui est celle des réductions budgétaires. Les personnels ne l’accepteront pas, dans un réseau déjà exsangue et qui ne peut plus justifier la hausse des montants des frais de scolarité.
Pour réformer l’opérateur public, il faut lui donner des moyens de fonctionnement à hauteur de ses ambitions.
Les syndicats de la FSU appellent donc à une journée de grève pour défendre la place de l’opérateur public, les métiers de l’enseignement, les droits des personnels, les statuts, les conditions de travail et de rémunération — autant de sujets qui sont au cœur même des missions de service public d’éducation à l’étranger.
(Un préavis FSU est déposé pour tout le réseau AEFE.)
